Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il se passe en dehors de la saison touristique ? Comment nos animaux ont-ils rejoint nos bassins ? Filets de pêche, systèmes de conservation ou trouvailles insolites : parcourez cette page pour découvrir les coulisses d'Exploramer.
Le verveux est un engin de pêche fixe souvent utilisé en lac ou en rivière pour de l’échantillonnage.
À Sainte-Anne-des-Monts, la présence du quai protège la petite baie, à l’est d’Exploramer, des vents dominants et des vagues qu’il occasionne, ce qui nous a permis d’installer ce filet de pêche à cet endroit abrité.
Le principe du verveux est assez simple : les ailes situées à l’avant guident les animaux vers la section de capture qui est de forme cylindrique, cylindre dont l’ouverture forme un cône allant vers l’intérieur (voir schéma) ce qui empêche les animaux de pouvoir ressortir par où ils sont entrés. Contrairement à d’autres types d’engins de pêche, l’objectif du verveux est de capturer les animaux sans les tuer ou les blesser, ce qui permet une remise à l’eau et la survie des animaux relâchés.
Le verveux est positionné de façon à avoir son ouverture en direction de la plage, ainsi lors de la marée baissante, les organismes, poissons et invertébrés, s’étant aventurés au niveau du médiolittoral, lors de la marée haute, s’éloignent vers le large pour éviter de rester coincés à sec par la marée basse. Les organismes qui croisent notre verveux y pénètrent et y sont capturés. Pas d’inquiétude, l’engin est installé de façon à ce que les animaux aient toujours assez d’eau pour survivre le temps qu’on les libère.
L’équipe d’Exploramer a alors la tâche quotidienne d’aller vider le verveux de ses organismes lors de la marée basse. Les captures sont comptabilisées, les espèces identifiées et mesurées avant d’être remises à l’eau. Ces données sont ensuite transmises aux ministères fédéraux et provinciaux qui s’occupent de la faune (marine en l’occurrence) ce qui leur permet d’avoir une idée de la biodiversité dans cette petite baie et de son évolution au fil des ans.
La plupart des musées ont une collection. Que ce soit un musée à vocation scientifique, historique ou culturelle, une institution a très souvent la responsabilité d’une collection d’objets représentatifs de sa mission qui peuvent être présentés lors d’expositions ou d’activités éducatives.
Exploramer possède une collection de 264 objets, dont des spécimens d’animaux et de plantes du Saint-Laurent marin. Dans le jargon, c’est ce qu’on appelle des écofacts, soit des objets issus de la nature (contrairement aux artéfacts qui sont fabriqués par l’humain). Le reste de la collection est constitué d’outils associés aux techniques de pêche ou d’œuvres d’art inspirées par la nature.
Garder cette collection en bon état demande de la rigueur et de la vigilance. Il faut surveiller tous les jours la température et le taux d’humidité de la réserve pour assurer que les conditions soient optimales. Il faut que l’air soit frais et sec, mais pas trop.
La conservation à long terme de matière organique n’est pas toujours simple puisque beaucoup de ces spécimens peuvent se décomposer rapidement en temps normal. Il existe cependant plusieurs techniques pour interrompre ce processus. Toutes ces techniques ont en commun de venir retirer ou remplacer l’eau contenue à l’intérieur du spécimen. En effet, sans eau, il y a beaucoup moins de bactéries susceptibles de décomposer les spécimens.
Il faut choisir la bonne technique en fonction de l’écofact et de ce que l’on souhaite en faire. Par exemple, conserver un poisson dans un bocal d’alcool permet de garder la souplesse du spécimen, tandis que la plastination (une technique qui remplace l’eau des tissus par du silicone) le rend beaucoup plus facile à manipuler et à exposer. Comme vous pouvez le constater, un musée a plusieurs outils à sa disposition pour s’assurer de conserver ses collections pour les générations futures.